Robe de saison…ou presque

Mais oui, comme quoi tout arrive.
J’ai cousu une robe portable l’hiver, premier miracle sur la 34ème rue, et elle est tirée du burda du mois d’octobre 2011, second miracle sur la 34ème rue. Car ce numéro ne payait vraiment pas de mine, je l’avais acheté uniquement pour le patron de la jupe style jeans dont j’avais désespérément besoin à l’époque (et que j’ai terminée) et finalement j’ai fait deux autres modèles de ce numéro soit 6,50€ bien rentabilisés. L’un de ces deux modèles est toujours en cours de réalisation (comprendre: commencé mais en pause à durée indéterminée pour cause de modif chiante à faire) mais l’autre est entièrement terminé, porté et approuvé et le voici :

Robe111_BurdaOctobre2011

Très simple et facile de conception, c’est le col châle qui fait tout le charme de cette robe-pull.  Cousue quasi-entièrement à la surjeteuse excepté ce fameux col pour lequel j’ai dû m’y prendre à deux fois car je n’avais pas bien calé sa partie droite dans le coin gauche de l’encolure lors de la première pose.
Autrement, je l’ai coupée dans la plus petite taille proposée (soit un 36) mais elle est visiblement trop grande quand même et fait un peu sac si elle n’est pas portée ceinturée.
Pour pouvoir la porter seule, il faudrait la raccourcir un peu ainsi que les manches et/ou remonter  les emmanchures. Ce que je ferai certainement la prochaine fois car il y aura probablement une prochaine fois, la qualité du tissu n’étant pas au rendez-vous. C’est un molleton ultra souple et tout doux qu’Isabel Marant aurait elle-même utilisé mais je ne me ferai plus avoir par cet argument de vente car j’ai l’impression qu’il est tellement doux justement, qu’il peluche vite. Bon, j’ai eu mon coupon de trois mètres pour 10€ et pas au prix Marant mais du coup,  j’y réfléchirai à deux fois avant d’aller faire un tour dans ses boutiques…

Cette robe-pull dont je suis plutôt satisfaite me donnerait presque envie de confectionner d’autres modèles hivernaux mais on ne va pas se mentir, Humanité, de l’été ou de l’hiver, c’est bien l’été (et la ouate) que je préfère :

Robe111Burda10-2011 (1)

Et tu me diras « Jamais deux sans trois », où est donc passé le troisième miracle sensé être sur la 34ème rue? Il arrive, il arrive, Humanité ! Cette année, l’esprit de nowel risque bien de hanter ce blog, n’hésite pas à venir lui tenir compagnie 🙂

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Entre Route du Rhum et Mur de Berlin

Exactement comme l’année dernière, météo de circonstance pour ce 11 novembre et pour conjurer le sort, rappeler à soi les doux (et chauds surtout !) souvenirs de l’été tout en célébrant le nouveau record de la route du rhum et le  25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, rien de tel qu’un vêtement tiré d’un magazine allemand qui appelle les tropiques, j’ai nommé le short.

Celui-ci fait également parti de la loi des séries, dire que j’en ai bavé est un euphémisme. Le tissu, acheté chez Toto au poids pour 3 francs 6 sous, a un motif très graphique qui m’a tout de suite attirée mais alors quelle chienlit pour y couper les pièces de façon à ce qu’elles se raccordent. J’y ai passé ce qu’il me semble être des heures, ça commençait bien….
Puis je me suis rendue compte qu’il n’était pas suffisamment opaque et qu’il risquait de divulguer mes dessous, je l’ai donc doublé c’est à dire que j’ai coupé les pièces qui constituent le corps du short une seconde fois dans une cotonnade blanche que j’ai juxtaposées sur les pièces correspondantes coupées dans le tissu imprimé. J’ai cousu le tout comme si elles ne formaient qu’un.
Ensuite il a fallu se mettre aux poches à un passepoil, ce que je n’avais jamais cousu auparavant et il n’y en a pas moins de trois. Montage délicat, j’ai bien transpiré à cette étape.
Enfin, je monte le short et avant de coudre les brides de la ceinture je l’essaie, comme ça, pour voir. Moment What The Fuck (ou Putain De Merde, en français bien de chez nous) mémorable : il était trop petit et me moulait atrocement. Alors que coupé dans la taille habituelle testée et approuvée, alors qu’il est sensé avoir une coupe plutôt lâche. Je devais donc défaire l’intégralité des coutures pour le monter à nouveau mais avec des marges de coutures diminuées de 5mm (soit 1 cm de gagné sur chaque couture). N’étant pas particulièrement d’une nature patiente et zen, imagine ma joie à l’idée de cette perspective, Humanité. Mais j’ai vaincu le pétage de boulon et voilà le résultat:

Short122BurdaFévrier2011

Du coup, il n’est pas aussi lâche que je l’aurais souhaité, il est sensé donner ça une fois porté:

On ne peut pas dire qu’il s’agisse d’une coupe moulante, il y a de l’espace quand même ! Je ne comprends pas où ce volume a bien pu passer…
Quoiqu’il en soit, j’en ai profité pour tester le point invisible machine avec fil de nylon transparent pour les ourlets et le résultat est plutôt probant, ça évite à la fois le point fait main et la couture voyante qui peut parfois casser la ligne du vêtement. Par contre, il faut s’en rappeler lors du repassage sous peine de ruiner ourlet et fer à repasser.
Chat échaudé craint l’eau froide dit-on, ben je dois être un peu maso (ou tout bonnement pas un chat) car le projet du moment est du même acabit. Je n’en dis pas plus mais je croise les doigts et joue des aiguilles pour qu’il ne vienne pas allonger la liste, déjà bien trop longue à mon goût, de cette fameuse loi des séries. A suivre au prochain billet…. Ou plutôt celui d’après, voire d’après après….

Robe bustier sans baleine mais pas sans peine

L’automne se met doucement en place, il pleut un jour sur deux, les jours raccourcissent et les températures diminuent doucement mais surement… Le moment rêvé pour porter une robe bustier, quoi. Et je pensais avoir mis la main sur le modèle idéal, un modèle qui ne nécessite pas de baleine. Car des patrons de robe bustier, j’en ai vu défiler mais tous nécessitent de mettre en place des baleines ce que je ne me sens pas de faire pour le moment (mais ça viendra, on le verra à la fin de ce billet). Donc quand le Burda du mois de mai est sorti, je l’ai acheté quasi uniquement pour pouvoir coudre ce Graal. Le magazine en propose plusieurs versions : avec jupe aux genoux ou mini, bretelles larges, fines ou sans. J’ai opté pour la version mini, sans bretelles bien sûr et au lieu d’un zip visible dans le dos pas pratique du tout quand on tient à s’habiller seule, j’ai cousu un zip invisible sur le côté gauche. Sans surprise car sans baleine, la robe se coud très facilement. Ce sont des découpes savamment agencées sur le haut du corps qui tiennent lieu de baleines, elles sont sensées permettre au modèle de s’ajuster au mieux sur le buste et le faire ainsi tenir sans prothèse.

Oui mais non. Rappelle-toi Barbara Humanité de la loi des séries et bien ce modèle en fait partie. Coupé en 36, une taille qui me va nickel en temps normal, ma poitrine flottait carrément dedans. Et si je n’ai pas la silhouette de Dolly Parton, je n’ai pas non plus des smarties anémiés en guise de poitrine alors imagine ma stupeur, Humanité, quand j’ai dû retirer pas moins de 6 cm au bustier ! 6!!!! Ayant eu la flemme de découdre toutes les découpes je me suis contentée de retirer 3 cm de chaque partie (devant, derrière) sur le coté sans zip mais du coup ça déséquilibre le modèle. De plus, j’ai plein de plis disgracieux qui se forment sur ce satané buste. Heureusement que j’ai choisi un imprimé fort qui distrait un peu parce que sur un tissu uni, c’était cuit.

Robe 112 Burda Mai 2014
J’ai profité de ce fiasco pour m’entraîner dans la pose de ruban de soutien à la taille. Ben oui, les robes bustier c’est glamourissime tant qu’on ne se retrouve pas avec le-dit bustier aux niveau des genoux. C’est que ça a tendance à glisser ces choses-là donc pour être libre de ses mouvements et, accessoirement, éviter de porter atteinte à la pudeur, le ruban de soutien, il n’y a rien de tel.

Ruban de soutien à la

J’ai utilisé des attaches de soutien-gorge car les quatre rangs d’attaches permettent de moduler le niveau de maintien selon le contexte (genre ventre bien plein après un bon gueuleton).

Tu auras compris que je suis déçue mais déçue, Humanité et que cette mésaventure m’a quelque peu refroidie sur les robes bustier sans baleine. La prochaine en aura donc, autant dire que c’est pas demain la veille qu’on la verra sur ce blog. C’est pas grave, j’ai plein d’autres trucs sympa sous le coude.

Bon, je la porte quand même ma robe mais quelque peu... couverte

Bon, je la porte quand même ma robe mais quelque peu… couverte 😉

Asotss-san kimono doresu

Restons en extrême-orient mais pour parler couture cette fois.

J’ai acheté le livre Dressing Chic  (de la collection Mes Carnets de Couture) charmée, comme tant d’autres je suppose, par le modèle en couverture mais après une bonne analyse des autres vêtements proposés qui sont des modèles plutôt simplets (voire carrément nunuches cf. jupe à volants) et pas du tout seyant (cf. la combi-pantalon et…le reste), je me suis rendue compte que ça ne me correspondait pas et je l’ai revendu. Mais pas avant d’avoir relevé le patron du seul modèle ayant un véritable potentiel selon moi, la fameuse robe kimono.
Cette dernière est composée d’une jupe raccordée à un haut pourvu de pinces avec des manches coupées à même le tissus, le tout agrémenté d’une ceinture. Il se trouve que j’avais déjà un tissu en tête et celui-ci ayant un motif bien particulier qui ne pouvait souffrir aucune pince et découpage de la sorte, j’ai  dû modifier le patron de façon à ce que la robe puisse être découpée d’un seul tenant. Étape 1.
La toile montée à partir de ce nouveau dessin rendait déjà super bien alors que le tissu utilisé n’était franchement pas folichon. Encouragée par un tel succès, je me suis dit que je pouvais bien me compliquer les choses et rajouter un parement rapporté au col, aux manches ainsi qu’à l’ourlet dans un tissu coordonné au coupon pour un graphisme du plus bel effet. Et une fois cette idée en tête impossible de l’enlever.  Il a aussi fallu adapter le patron pour y inclure ces parements. Étape 2.
Oui mais…je n’avais jamais cousu de parement rapporté sur un col en V.  Il n’y a quasiment aucune explication utile sur le net et celle de mon livre de couture est pour le moins absconse. Ne voulant surtout pas gâcher mon beau coupon, j’ai donc dû m’entrainer. Étape 3.
Étape 4 :

Robe Kimono Dressing Chic

J’ai trouvé les deux tissus en soldes chez Toto, l’un en coupon et l’autre au poids donc je n’ai pas dépensé beaucoup d’argent pour cette robe mais alors question temps et prise de tête… Entre les étapes 1 et 4, il y a…deux ans (dont un an rien que pour l’étape 2).  En ce qui concerne le montage, j’ai bien eu quelques sueurs froides au moment d’assembler le parement d’encolure, il faut être précis au point près et je ne voulais surtout pas me louper mais ça s’est finalement bien passé. Par contre, il m’a manqué deux centimètres aux parements des manches alors que j’étais certaine d’avoir passé pas mal de temps à tout bien calculé, grrrr… En ce qui concerne la ceinture, elle attendra un peu, d’une part parce que j’en ai déjà qui feront très bien l’affaire en attendant que, d’autre part, j’ai une idée de génie pour en concevoir une avec une pointe d’originalité.
On m’a dit que j’étais élégante dedans, je me dit donc que je ne me suis pas donné tout ce mal pour rien…

Good morniiiiiiiiiiiiiiiiiiiing (Cheon Song Yi’s way)

Si je ne poste pas souvent, je poste encore moins dans cette catégorie. C’est à dire que je ne suis pas une pousse au crime Humanité, tu peux m’en remercier, et n’écris donc que sur les séries coréennes accessibles légalement. Elles ne sont pas légion, tu l’auras deviné. Mais là, on a le cul bordé de ramen si je puis m’exprimer ainsi : la grande sensation de ce début d’année est visionnable sous-titrée sur Viki et s’appelle : You Who Came From the Stars ou My Love From the Star ou You From Another Star ou You Came From the Stars ou Man From Another Star ou…bref, elle est dispo.

Bien que ces noms, tous plus liquoreux les uns que les autres, ne laissent présager rien de bon et pousseraient plutôt à la fuite, il faut absolument passer outre si on ne veut pas passer à coté d’une excellente performance. Mais ce ne sera pas sans effort, hélas. Il n’y a pas que le nom de la série qui est niaiseux, elle l’est elle-même. C’est une rom-com et des deux nous ne retiendrons que la com parce que pour ce qui est de la rom, ça reste malheureusement ras les pâquerettes. Le personnage principal féminin, belle, bête et arrogante, se retrouve dans la mouise, deux chevaliers servants vont lui porter secours. L’un est bogoss et riche héritier (ce qui ne gâche rien), l’autre est bogoss, vient de l’espace et est doté de superpouvoirs (bah tiens). On sait donc déjà avant même que la fiction n’ait commencé, dans quels bras la donzelle finira par tomber (et puis c’est pas comme si le nom du drama vendait la fin de l’histoire, hein). Donc pour le suspens, on repassera. De plus, les personnages secondaires sont tous sans surprise, hyper caricaturaux et, à l’instar des scénaristes eux-mêmes,  leurs destins ne nous intéresseront que très peu (on ne peut pas être plus royaliste que le roi). Déjà qu’on a du mal à s’investir auprès des personnages principaux : les déboires de la jeune starlette narcissique peinent à nous émouvoir (après tout ce n’est qu’un bon retour de karma) et notre extraterrestre est trop empli d’une indifférence feinte pour que ses états d’âmes résonnent avec les nôtres. Oui le message final est grandiose : peu importe la quantité (de temps), ce qui compte c’est la qualité ( avec qui on le passe) mais ce n’est pas comme s’il n’avait pas déjà été traité et avec bien plus de brio. Et la BO… plus sirupeux, tu meurs d’écœurement.

Alors, me demandes-tu Humanité, pourquoi perdre mon temps, et le tien par la même occasion, à écrire sur ce drama ? Eh bien parce qu’elle en vaut quand même vachement le coup et pour une seule raison… enfin deux mais la seconde me laisse encore sceptique.
Il s’agit de Kim Hyun Soon qui joue le rôle de l’ET du 21è siècle. Après avoir joué dans The Moon that embraces the Sun , un sageuk (drama historique) dont les records d’audience ont pété le plafond, ce jeune homme est actuellement la coqueluche de toute l’Asie et toute celle-ci s’est pâmée sur sa nouvelle performance. En ce qui me concerne , c’était la première fois que je le voyais et je l’ai trouvé terne en comparaison de sa partenaire, voire carrément mauvais dans certaines scènes où il semble plus réciter son texte que le jouer et, surtout, crime de lèse majesté, je ne le trouvais pas spécialement beau. Mais du coup, je ne peux pas lui reprocher de ne pas avoir la tête de l’emploi. Teint cireux et oreilles décollées, elle est parfaite pour un rôle d’alien. Bon ok, j’ai pu parfois lui trouver quelque chose… mais ça disparaissait aussi vie que c’était venu, c’est-à dire, à la vitesse de la lumière. Entre-temps, je suis tombée sur cet excellent article de kfangurl  et mate un peu les photos, Humanité, tu avoueras que  ton jeune représentant est une toute autre histoire sur papier glacé. Mention passable pour ce drama mais à surveiller de près.

Passons donc à THE raison valable : la perf de Jun Ji Hyun. Kisako ? Mais My Sassy Girl, bien sûr.
Il parait qu’elle n’est en fait pas bonne actrice et que sa légende repose uniquement  sur ce film, tout ce qu’elle a entrepris depuis étant oubliable. N’ayant pas vu toute son œuvre, je ne peux en juger mais une chose est sûre, elle explose toutes ces critiques avec sa performance dans You From Another Star. Dix ans après le film qui l’a révélée, elle est tout simplement parfaite dans le rôle de Cheon Song Yi, une belle actrice au top niveau certes, mais pas très futfut, arrogante, hypocrite, capricieuse, exaspérante, autolâtre et… à mourir de rire. A croire qu’il a été écrit rien que pour elle.

N’a-t-elle pas magnifiquement vieilli ?

Cette rencontre du 3ème type entre une bimbo narcissique et immature avec  le représentant d’une race d’une autre planète plus avancée est convenue donc c’est surtout la personnalité du personnage féminin qui fait le show : franchement imbuvable  sur le papier, il devient tout à fait exquis incarné :

Sawry mais comment résister à cet accent anglais ? Neurmal de tomber sous le charme, neurmal.

L’autre fait notable de ce drama c’est l’influence immédiate qu’il a eu sur la pop culture asiatique. Il a lancé la mode du Chicken&Beer tant et si bien que je n’ai pas vu un drama produit depuis qui n’y fait pas allusion. De plus, à chacune des apparitions de la belle correspond une nouvelle tenue vestimentaire, ce qui fait que l’on a droit à un véritable défilé de mode à chaque épisode (Kim Soo Hyun n’est pas en reste) et ce ne sont pas les marques françaises qui vont se plaindre: l’une des nuances de rouge à lèvres Yves Saint Laurent que porte Cheon Son Yi a été en rupture de stock mondial. 
Ce drama était décidément le bon candidat pour faire du placement produit…  Mais je te laisse en juger par toi même, Humanité et peut-être te mettras-tu toi aussi à chanter à tue-tête, une cuisse de poulet dans une main, une bière dans l’autre,  « Cheon Son Yi is rapping, song, song, song… »

Ca rique d’être un petit peu short

Envie d’un truc facile, rapide, qui nécessite peu de tissu et qui donne l’impression d’être aussi glamourissime qu’elle ?

marilyn_in_ short_ pants

Ouèp, la dernière photo décomplexe à mort.

Eh bien, le livre Couture Vintage de Tonje Thoresen rend tout cela réalisable. J’ai déjà réalisé un des vêtements proposés par ce livre, avec succès dirais-je, donc j’avais hâte d’en tester un autre. Et parmi les projets les moins compliqués et économiques en tissu, il y a :

ShortMarylin_CoutureVintage (6)Le modèle L plus connu sous le nom de Short Marylin M.
Simple et donc rapide à réaliser avec des détails que je n’ai pas pu m’empêcher d’arranger à ma sauce, un autre candidat au concours du minimum d’effort pour un max d’effet.

Il est plutôt taille haute avec une ceinture montée qui se termine par deux pointes et qui se ferme par des agrafes. Je n’avais  aucune envie de coudre deux jeux d’agrafes à la main et n’en ayant pas sous le coude de toute façon, j’ai cousu une boutonnière sur le côté gauche et orné ma ceinture avec de jolis boutons. La créatrice propose de monter deux zips invisibles mais un seul est largement suffisant.
Les débutantes peuvent s’y risquer, la gamme de montage est limpide si ce n’est pour les plis. Ils sont sensés être repassés -ça ok- puis piqués-moins ok. Sur le modèle ça semble être effectivement le cas, on dirait bien qu’il y a deux plis creux mais sur le patron aucune profondeur n’est indiquée. Je me suis donc contentée de les repasser mais cette étape peut être totalement zappée.
En ce qui concerne le tissu, tout est permis je dirais, fluide ou ferme, uni ou imprimé mais c’est quand même mieux s’il ne se froisse pas facilement. Ce n’est malheureusement pas le cas de celui que j’ai utilisé mais à ma décharge, il s’agit de recyclage. Souviens-toi de ce fiasco, Humanité. Eh bien figure toi qu’une fois démontés, les pans de cette jupe ont pu accueillir de justesse les différentes pièces du short en taille 38. Et, ô bonheur, il semblerait bien que le 38 soit même un peu trop grand…

ShortMarylin_CoutureVintageBlog

J’ai choisi des boutons genre ivoire gravée d’une encre pour le côté moussaillon et puis j’ai jamais monté de zip invisible aussi bien. Bon, comme dit plus haut, les plis sont tout à fait dispensables et je m’en rappellerai la prochaine fois que j’en couds un la taille en dessous. Autrement, avec ce short Marylin M. je peux carrément me la jouer Jean Seberg dans Bonjour Tristesse.

bonjour-tristesse-1958-02-gDu 2 en 1 quoi, et pas les pires 😉

La loi des séries

Si mes posts se sont fait encore plus rares qu’ils ne l’étaient déjà c’est parce que j’étais dépitée. Ces derniers temps, le moindre projet couture finissait immanquablement en eau de boudin. J’ai eu :

  • le projet qui exige une quantité de tissu non négligeable et qui une fois terminé ne ressemble à rien, surtout pas à la photo qui vous avait séduite en tout cas
  • le projet pour lequel on a pris le soin de faire une toile et qui une fois confectionné dans le bon tissu est devenu trop petit (et pas qu’un peu hein, toutes les coutures quasiment doivent être reprises)
  • le projet qu’on a l’habitude de faire et qui pourtant s’avère trop grand (et là encore pas qu’un peu)
  • le projet dont on a mis au point le patron avec grand soin pense-t-on et une fois le tissu coupé, on se rend compte qu’il manque 2 bons cm pour que les différentes pièces s’emboîtent parfaitement…

Bref, la loi des séries. Ces foirades et les prises de tête qui en découlent ont sérieusement affecté mon enthousiasme et il y a eu des laps de temps parfois énormes avant que je daigne reprendre les projets récalcitrants afin de les finir. Et pas de projet terminé, ben rien à montrer. Mais en fait si car il y en a d’avant la tourmente que je n’avais pas encore postés. Et voilà l’un d’entre eux :

robe 141 burda 1212

Toujours à la recherche de modèle originaux pour mes coupons de wax, j’ai su que je  confectionnerai la robe 114 du Burda Style de décembre 2012 dès que mes yeux se sont posés dessus. Eh oui, les parements boutonnés sur le devant. Obligé, quoi.
J’ai donc dû adapter ce modèle d’hiver pour une cotonnade légère : l’encolure ronde s’est retrouvée élargie afin de pouvoir laisser passer la tête ( la fermeture éclair étant transférée sur le côté), les manches longues ont sauté et la jupe a été très largement raccourcie. Sinon, la gamme de montage, compréhensible pour une fois, a été respectée à la lettre.
Le wax provient d’un coupon que j’ai eu pour 15€ chez Toto (malheureusement, je n’en ai plus jamais trouvé à ce prix-là depuis) et le bouton vient de La Droguerie. La vendeuse était toute étonnée que je n’en prenne qu’un seul et j’ai retenu in extremis un « A ce prix-là, je ne vais pas en prendre 12 non plus ». La pauvreté m’aigrit, Humanité, c’est triste.

Mais je suis riche d’idées, d’envies et de projets couture que je ne tarderai pas (trop) à dévoiler. Stay tuned.