Moi non plus asimbonanga Mandela

Non, moi non plus je n’aurais pas eu l’énorme chance de voir Nelson Mandela et encore moins de le rencontrer. Ton dernier Grand Homme s’est éteint hier soir, Humanité. Oui, tu peux pleurer.
Nelson Mandela 95 ans, des séjours rapprochés à l’hôpital, ce n’est pas comme si on ne s’y attendait pas. Mais on a beau savoir que ça arrivera plutôt tôt que tard, ça fait quand même un choc. Et un vide. Énorme. Qui maintenant avec ce charisme, ce cheminement, cette ouverture d’esprit, ces combats, cette pugnacité, cette grandeur d’âme, ce courage, cette révolte, cette envergure, ce symbole ? Personne. Personne n’incarnait aussi bien que lui les combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité (alors qu’il n’était même pas français) et je ne vois pas qui en ton sein, Humanité, pourrait prendre la relève. Zuckerberg ? Pinault ? Lady Gaga ? Quand je te disais que tu pouvais pleurer…
Pour lui dire adieu, j’ai choisi « The Crossings (Osiyeza) » qui est la chanson hommage de Johnny Clegg à Dudu Zulu, son collègue noir assassiné le 4 mai 1992.

Il était ta dernière véritable icône politique, Humanité, on lui doit bien une aussi belle chanson. Parce que, après tout, we are ALL the scatterlings of Africa.

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