Good morniiiiiiiiiiiiiiiiiiiing (Cheon Song Yi’s way)

Si je ne poste pas souvent, je poste encore moins dans cette catégorie. C’est à dire que je ne suis pas une pousse au crime Humanité, tu peux m’en remercier, et n’écris donc que sur les séries coréennes accessibles légalement. Elles ne sont pas légion, tu l’auras deviné. Mais là, on a le cul bordé de ramen si je puis m’exprimer ainsi : la grande sensation de ce début d’année est visionnable sous-titrée sur Viki et s’appelle : You Who Came From the Stars ou My Love From the Star ou You From Another Star ou You Came From the Stars ou Man From Another Star ou…bref, elle est dispo.

Bien que ces noms, tous plus liquoreux les uns que les autres, ne laissent présager rien de bon et pousseraient plutôt à la fuite, il faut absolument passer outre si on ne veut pas passer à coté d’une excellente performance. Mais ce ne sera pas sans effort, hélas. Il n’y a pas que le nom de la série qui est niaiseux, elle l’est elle-même. C’est une rom-com et des deux nous ne retiendrons que la com parce que pour ce qui est de la rom, ça reste malheureusement ras les pâquerettes. Le personnage principal féminin, belle, bête et arrogante, se retrouve dans la mouise, deux chevaliers servants vont lui porter secours. L’un est bogoss et riche héritier (ce qui ne gâche rien), l’autre est bogoss, vient de l’espace et est doté de superpouvoirs (bah tiens). On sait donc déjà avant même que la fiction n’ait commencé, dans quels bras la donzelle finira par tomber (et puis c’est pas comme si le nom du drama vendait la fin de l’histoire, hein). Donc pour le suspens, on repassera. De plus, les personnages secondaires sont tous sans surprise, hyper caricaturaux et, à l’instar des scénaristes eux-mêmes,  leurs destins ne nous intéresseront que très peu (on ne peut pas être plus royaliste que le roi). Déjà qu’on a du mal à s’investir auprès des personnages principaux : les déboires de la jeune starlette narcissique peinent à nous émouvoir (après tout ce n’est qu’un bon retour de karma) et notre extraterrestre est trop empli d’une indifférence feinte pour que ses états d’âmes résonnent avec les nôtres. Oui le message final est grandiose : peu importe la quantité (de temps), ce qui compte c’est la qualité ( avec qui on le passe) mais ce n’est pas comme s’il n’avait pas déjà été traité et avec bien plus de brio. Et la BO… plus sirupeux, tu meurs d’écœurement.

Alors, me demandes-tu Humanité, pourquoi perdre mon temps, et le tien par la même occasion, à écrire sur ce drama ? Eh bien parce qu’elle en vaut quand même vachement le coup et pour une seule raison… enfin deux mais la seconde me laisse encore sceptique.
Il s’agit de Kim Hyun Soon qui joue le rôle de l’ET du 21è siècle. Après avoir joué dans The Moon that embraces the Sun , un sageuk (drama historique) dont les records d’audience ont pété le plafond, ce jeune homme est actuellement la coqueluche de toute l’Asie et toute celle-ci s’est pâmée sur sa nouvelle performance. En ce qui me concerne , c’était la première fois que je le voyais et je l’ai trouvé terne en comparaison de sa partenaire, voire carrément mauvais dans certaines scènes où il semble plus réciter son texte que le jouer et, surtout, crime de lèse majesté, je ne le trouvais pas spécialement beau. Mais du coup, je ne peux pas lui reprocher de ne pas avoir la tête de l’emploi. Teint cireux et oreilles décollées, elle est parfaite pour un rôle d’alien. Bon ok, j’ai pu parfois lui trouver quelque chose… mais ça disparaissait aussi vie que c’était venu, c’est-à dire, à la vitesse de la lumière. Entre-temps, je suis tombée sur cet excellent article de kfangurl  et mate un peu les photos, Humanité, tu avoueras que  ton jeune représentant est une toute autre histoire sur papier glacé. Mention passable pour ce drama mais à surveiller de près.

Passons donc à THE raison valable : la perf de Jun Ji Hyun. Kisako ? Mais My Sassy Girl, bien sûr.
Il parait qu’elle n’est en fait pas bonne actrice et que sa légende repose uniquement  sur ce film, tout ce qu’elle a entrepris depuis étant oubliable. N’ayant pas vu toute son œuvre, je ne peux en juger mais une chose est sûre, elle explose toutes ces critiques avec sa performance dans You From Another Star. Dix ans après le film qui l’a révélée, elle est tout simplement parfaite dans le rôle de Cheon Song Yi, une belle actrice au top niveau certes, mais pas très futfut, arrogante, hypocrite, capricieuse, exaspérante, autolâtre et… à mourir de rire. A croire qu’il a été écrit rien que pour elle.

N’a-t-elle pas magnifiquement vieilli ?

Cette rencontre du 3ème type entre une bimbo narcissique et immature avec  le représentant d’une race d’une autre planète plus avancée est convenue donc c’est surtout la personnalité du personnage féminin qui fait le show : franchement imbuvable  sur le papier, il devient tout à fait exquis incarné :

Sawry mais comment résister à cet accent anglais ? Neurmal de tomber sous le charme, neurmal.

L’autre fait notable de ce drama c’est l’influence immédiate qu’il a eu sur la pop culture asiatique. Il a lancé la mode du Chicken&Beer tant et si bien que je n’ai pas vu un drama produit depuis qui n’y fait pas allusion. De plus, à chacune des apparitions de la belle correspond une nouvelle tenue vestimentaire, ce qui fait que l’on a droit à un véritable défilé de mode à chaque épisode (Kim Soo Hyun n’est pas en reste) et ce ne sont pas les marques françaises qui vont se plaindre: l’une des nuances de rouge à lèvres Yves Saint Laurent que porte Cheon Son Yi a été en rupture de stock mondial. 
Ce drama était décidément le bon candidat pour faire du placement produit…  Mais je te laisse en juger par toi même, Humanité et peut-être te mettras-tu toi aussi à chanter à tue-tête, une cuisse de poulet dans une main, une bière dans l’autre,  « Cheon Son Yi is rapping, song, song, song… »

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