This is how I feel

Futurs projets coutureNon Humanité, je n’ai pas lâché l’affaire, loin de là. Attends-toi à un été actif, que dis-je , à un été dynamique ! Attention les yeux car je compte bien t’en mettre plein la vue. Mais il faut organiser tout ça hein, donc pour te faire patienter voilà un morceau sorti de derrière les fagots.
En effet, que serait un été sans son tube ? Et 2014 est l’année de Is this how you feel?, c’est moi qui te le dit. A l’origine était The Preatures (inconnus au bataillon jusqu’à présent) qui nous ont sorti cette bombe l’année dernière. Oui, tu as bien lu, il a fallu un an pour que ces ondes sensuelles nous parviennent d’Australie (comme quoi la terre n’est pas si petite que ça finalement et Internet, c’est bien surfait).
Bien que cette version soit parfaite, il y a un groupe qui a réussi l’impossible : faire mieux.  Et voilà qu’entre en scène les bien-nommés Holidays (également inconnu au bataillon jusqu’alors) et leur reprise sensationnelle :

« Oh yeeeeeees ! With a little add from Marvin if you don’t mind ! »  We don’t, we don’t. D’ailleurs t’en reste coite (et moite) Humanité, pas vrai ? En ce qui me concerne, j’ai déjà enlevé mes vêtements…

 

La Mondrian

Ce blog a eu un an et une nouvelle année vient de commencer mais t’inquiète, Humanité, pas de risque que tu te coltines une énième fois des réflexions à la con sur le temps qui passe et le bonheur du « sharing is caring ». Non, je te l’ai déjà dit, tu ne trouveras rien de prévisible sur ce blog.

En juillet 1965, un certain Yves Saint-Laurent présentait une collection Automne-Hiver qui allait faire de lui le roi de Paris. Dans cette collection, dix robes donnaient vie aux tableaux Compositions de Piet Mondrian. Oui, Humanité, ces peintures abstraites composées de formes géométriques carrés ou rectangulaires dans des couleurs primaires, noires ou blanches et que tu aurais très bien pu peindre toi-même si seulement tu en avais eu l’idée. Les robes ont, comme pour faire écho au minimalisme des tableaux, une coupe simplissimes qui fera florès: 3 trous, courte et droite. Encore un concept qu’un enfant de 5 ans aurait pu avoir ?  Azzedine Alaïa, l’heureux dessinateur des patrons, était bien plus âgé que ça. Comme quoi certains n’échappent pas à leur destin, les veinards.Collection Mondrian D'Yves Saint Laurent

En janvier 2014 sort un film français subtilement intitulé YSL . Mmmmh, de quoi peut-il bien parler ? On se le demande… Et voici ce que j’ai pu apercevoir de la bande-annonce car, à ce jour, c’est tout ce que j’ai pu voir de ce film :

yves-saint-laurent-le-film-robe-mondrian

Bon, c’est bien beau tout ça mais où veux-je en venir ? A septembre 2010, Humanité, à septembre 2010. Je m’étais alors inscrite à un atelier de couture pour apprendre les rudiments de cet art ( comprendre « apprendre à faire un ourlet à la machine, quoi ») et très vite l’idée de travailler sur un projet concret s’est imposé et devine quel a été le mien, Humanité. Je te le donne en mille:

Robe Mondrian Yves Saint Laurent

Voilà quel a été le tout premier projet couture de ma laïfe. Et, on ne dirait pas comme ça, mais j’en ai bavé. D’abord pour dessiner le patron. Impossible d’en trouver un dans le commerce malgré la coupe basique et le dessiner a été épique. Trouver un bon bouquin de patronage n’est pas entreprise facile mais même une fois trouvé, la pratique réserve toujours des surprises que la théorie ne laissait pas envisager. Bref, cela fut long et parfois pénible mais le but, à savoir me pavaner un jour dans une Mondrian, m’a fait tenir bon. Le second défi a été de trouver les bonnes teintes de couleur, le tout dans un même tissu. Le noir, le blanc et même le rouge passent encore mais les bonnes nuances de bleu et de jaune ? Bôôôôôôôôcoup plus difficile … J’ai finalement trouvé, à Paris (donc loin de chez moi) et surtout, dans un coton d’ameublement. On est loin de la soie d’origine mais c’est ça, être pauvre, je suppose. Du coup, ma version, plus courte que l’originale, n’en a pas la fluidité et froisse beaucoup plus m’enfin, si je devais compter tous les défauts de ma robe… Premier patron dessiné de rien alors que je savais à peine enfiler une aiguille… Bien qu’il  soit truffé d’imperfections, je suis en fait extrêmement fière de mon tout premier projet et je le porte dès que je le peux. Aucun risque de le voir sur ma voisine, collègue, copine, inconnue du bus/métro.  Je sais bien que, comme tout un chacun, je suis unique en mon genre et que je n’ai nul besoin d’artifice pour m’en assurer. Porter cette robe ajoute simplement à ma singularité.

Et Bonne Année tout de même, Humanité 😉

Moi non plus asimbonanga Mandela

Non, moi non plus je n’aurais pas eu l’énorme chance de voir Nelson Mandela et encore moins de le rencontrer. Ton dernier Grand Homme s’est éteint hier soir, Humanité. Oui, tu peux pleurer.
Nelson Mandela 95 ans, des séjours rapprochés à l’hôpital, ce n’est pas comme si on ne s’y attendait pas. Mais on a beau savoir que ça arrivera plutôt tôt que tard, ça fait quand même un choc. Et un vide. Énorme. Qui maintenant avec ce charisme, ce cheminement, cette ouverture d’esprit, ces combats, cette pugnacité, cette grandeur d’âme, ce courage, cette révolte, cette envergure, ce symbole ? Personne. Personne n’incarnait aussi bien que lui les combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité (alors qu’il n’était même pas français) et je ne vois pas qui en ton sein, Humanité, pourrait prendre la relève. Zuckerberg ? Pinault ? Lady Gaga ? Quand je te disais que tu pouvais pleurer…
Pour lui dire adieu, j’ai choisi « The Crossings (Osiyeza) » qui est la chanson hommage de Johnny Clegg à Dudu Zulu, son collègue noir assassiné le 4 mai 1992.

Il était ta dernière véritable icône politique, Humanité, on lui doit bien une aussi belle chanson. Parce que, après tout, we are ALL the scatterlings of Africa.

Hello (November) Sunshine !

Hier, 11 novembre, on a eu un temps au diapason de l’événement :  pluvieux,  sombre et froid. On aurait pas pu rêver mieux pour célébrer des tués pour la France. Fait l’amour pas la guerre, Humanité ! Et pour t’y inciter,voici un de mes derniers projets couture. Et le plus étrange, c’est que j’ai pris les photos pas plus tard que… la veille de ce 11 novembre tout gris.

Dos-nu_C_CoutureVintage_Blog

Eh oui, gros soleil et températures plus qu’agréables pour un milieu d’automne. Mais passons à la pièce de résistance. Il s’agit du dos-nu proposé dans le livre Couture Vintage de Tonje Thoresen, livre blindé de pièces intéressantes. C’est la première mais pas la dernière que tu vois sur ce blog, j’te le dis moi, Humanité.
Étant donné que le dos-nu est entièrement doublé puisque destiné à être noué, j’ai décidé  d’en faire un vêtement réversible (eh eh, y’en a une qui n’a pas les pieds dans le même sabot, sans vouloir me jeter de gerbe du souvenir). L’un des tissus est une cotonnade légère à carreaux et l’autre est un synthétique à micro fleurs tout aussi léger,  tout deux dans les tons bleus et achetés  au poids chez Toto.
Aucune difficulté particulière quant à la réalisation, je recommande à toutes les débutantes.  En ce qui concerne la taille, il s’agit d’un 38  que je trouve un chouïa trop large au niveau des « emmanchures » (la partie qui se trouve à proximité des aisselles, quoi). Ça baille un peu,  mais je sens qu’un 36 aurait été trop juste au niveau des bonnets. Du coup, j’ai zappé l’étape du bouton de façon à avoir une petite marge de manœuvre pour l’ajustement. J’aurais personnellement dessiné un modèle peu plus long (il arrive grosso modo au nombril) et aux bretelles mieux ajustées niveau poitrine mais les proportions sont bien le seul bémol. Ce dos-nu reste une petite pièce qui a du caractère tout en étant facile et rapide à réaliser.

A avant l’année prochaine… Du moins, je vais faire mon possible 😉

Ill Fit de Wave Machines

Dans la même veine que les deux précédents, c’est le troisième titre en lice pour être le tube de l’été 2013 :

Wave Machines, avant d’avoir entendu ce titre à la radio, je ne connaissais pas. Ben c’est pas mal du tout. On peut retrouver ce titre sur leur dernier album Pollen et je  recommande aussi chaudement « Keep the lights on » sur leur premier album Wave if you’re really there paru en 2009.

 

 

Liberty, liberty (pas) chéri

Je n’aime pas le liberty, qu’on se le dise. Ce type de tissu me fait immanquablement penser aux pyjamas et autres chemises de nuit, incompatible avec toute forme de sophistication. Mais il y a l’exception qui confirme la règle ou plutôt, l’exception qui vous fait adapter vos projets en fonction de celle-ci et c’est ce qui s’est passé avec ce coupon d’un genre de liberty trouvé en soldes chez Toto. Car cette coupe sans structure, ce n’est pas moi non plus vois-tu, Humanité. Je préfère, et de loin, les coupes bien ajustées (sauf quand il s’agit d’un modèle minimaliste). Pourtant, lorsque mes yeux se sont posés sur la robe 8A du Couture Facile Printemps-Eté 2011 de Burda, j’ai tout de suite pensé à ce fameux coupon qui attendait sagement son destin dans mon bac à tissus et je me suis dit : Bingo!

Robe 8A Burda Couture Facile PE2011Blog

Et le plus beau dans tout ça, c’est que je n’ai rien voulu/eu à modifier. J’ai pris le patron dans la plus petite taille proposée car le modèle est ample et pris un biais contrastant trouvé à La droguerie, coupé dans un vrai liberty cette fois, pour faire les finitions. Hormis le V de l’encolure que j’ai trouvé chiant à travailler, cette robe se monte en un tournemain : un devant, un dos, 2 poches, 3 coulisses (une seule si on se passe de mettre des élastiques aux manches, ce que j’aurais dû faire…) et c’est dans la garde-robe.
C’est un modèle parfait pour les jours où il fait bon mais un peu frais, c’est à dire trois fois l’an ? Trois jours où l’on sera désormais swagé à mort.

Pour la prochaine fois, il y a de grandes chances que je présente un modèle en wax…ou vintage… à moins que ce soit du vintage en wax… On verra bien. Une chose est sûre cependant: je poserai avec une autre paire de chaussures, promis.

Parce que tu le vaux bien

Depuis ce teasing de folie, tu n’en peux plus d’attendre Humanité, je sais.  Je viens enfin soulager tes nerfs :

Robe116 Burda avril 2013

Une robe bustier en wax avec des détails fort sympathiques que j’ai eu beaucoup de plaisir à concevoir dans la mesure où je n’ai pas eu de modifications à faire.
Il s’agit donc du modèle 116 du Burda style du mois d’avril 2013 coupé en 36 à un détail près : la longueur de la jupe est celle du modèle 117B, plus courte donc.

Pour les détails contrastants (nœud et ceinture) j’ai utilisé du reps kaki car à la lumière  artificielle du magasin, il s’accordait avec les ronds jaunes sur fond bleu qui donnent une couleur verdâtre.  A la lumière naturelle, c’est moins vrai mais ça ne jure pas pour autant donc j’ai continué dans ma lancée. Pour coudre la ceinture, j’ai testé un nouveau point de ma machine, le « quilting style à la main », test qui s’est révélé concluant. Quant au tissu, c’est un coupon (5,5m) de wax que j’ai eu chez Toto pour moins de 15€, une affaire.
En conclusion, je recommande vivement. Simple et donc rapide à coudre, elle fait pourtant son petit effet grâce à la coupe ajustée très féminine, à son décolleté en cœur et aux détails qui vont bien.

Ca valait le coup d’attendre, non ?